La vie privée de CYSP 1.

ou

la petite histoire d'une grande sculpture

 

Prémices

 

 

SP 27.

destinée à devenir Cysp 0.
acier inox, aluminium polychrome, peinture
sur socle technique

(2,00 m x 1,05 m x 1,10 m)

ne fut jamais dotée d'un système cybernétique mais fit partie de très nombreuses expositions.

Spatiodynamique 27.
Spatiodynamique 27.

Cysp 0 (1956)
Cysp 0.

 

Cysp 0 et danseuses - Photo Yves Hervochon

Inspiratrice d'attitudes nouvelles, la sculpture CYSP 0. joue avec la plastique des corps en contrastes saisissants.

1956 : les étapes de la création

CYSP 1. CYSP 1. (1956)

dans toute sa pureté originelle:

encore aucun moteur dans sa structure pour animer ses pales,

pas de microphone pour capter les bruits qui l'animeront plus tard,

pas d'yeux électroniques pour distinguer au sol le blanc et le noir qui guideront ses déplacements,

pas encore de peinture sur les pales d'alu.

 

CYSP 1. (1956)

CYSP 1.

acier noir,
aluminium polychrome peint,
sur socle technique provisoire vide

dimensions sans le socle:
H: 2,00 m
L: 1,18 à 1,30 m
P: 1,18 à 1,70 m
selon l'orientation des pales

CYSP 1. (1956)

 

CYSP 1.

sur son socle technique

H: 2,50 m (avec le socle)

photographie:
Robert Descharnes

Cysp 1. Photo Robert Descharnes

 

Avant toute apparition en public, CYSP 1. a fait l'objet, dans l'atelier même de Nicolas Schöffer, de recherches de danse contemporaine: Maurice Béjart et ses danseuses, en particulier Claude Bessy, danseuse étoile de l'Opéra.

1983 : 1ère restauration

CYSP 1. est restaurée chez Philips et dotée d'un système d'alimentation électrique et d'un câblage simplifiés. Ses miroirs tournants sont en acier inox poli-miroir d'un côté et sablés de l'autre. Autrement dit elle n'est plus polychrome comme à l'origine. Après la grande Exposition "ELECTRA", au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, CYSP 1. est placée dans l'Atelier de Nicolas Schöffer, à la Villa des Arts, où elle évolue devant les nombreux visiteurs et les groupes scolaires.

1986 : 2ème restauration

En novembre, elle est demandée par l'Everson Museum of Art de Syracuse (N.Y., USA) pour participer à la première grande exposition de computer-art, "Digital Visions: computers and art". Après de nombreuses hésitations, Nicolas Schöffer accepte et, dès le printemps 1987, on envisage la 2ème restauration de la sculpture. M. Bouard (Société Philips) entreprend la réparation et le rajeunissement de la partie technique contenue dans le socle, et l'artiste fait procéder parallèlement à la remise en couleurs des panneaux, côté sablé. Au lieu de peinture, Nicolas Schöffer choisit d'appliquer de l'adhésif brillant de marque allemande "d.c.fix". Les panneaux sont entièrement redessinés sous sa direction selon les proportions harmoniques du nombre 20. Début août, avant son départ pour les USA, CYSP 1 est photographiée, sans son socle, par Jean-Jacques MORER en diapos couleur, et le socle en noir et blanc pour des besoins techniques: ces documents photographiques permettront à André Devalet, qui se rend à Syracuse, de préciser les explications verbales et écrites de Nicolas Schöffer, de surveiller le montage de CYSP 1 sur son socle et la bonne mise en marche de la sculpture sur son parcours blanc cerné de noir. Au cours du transport par l'IAT (International Art Transport), un bras de la sculpture est accidentellement endommagé. C'est la maison Dreck (qui a également fabriqué Tour d'Ain et Lyonéon) qui effectuera la réparation.

1987-1988

Après sa tournée aux Etats-Unis (1987-1988), CYSP 1. revient alors en France où elle retrouve sa place dans l'atelier de Nicolas Schöffer. 

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