
Sommaire:
- Stockage d'images diversifiées fixées sur diapositives -
- Démultiplication d'images par rétroactions successives -
- Combinaisons du PRISME avec Effets, Lasers et appareil de projection -
- Images résultant de cette combinaison -
- Fixation et stockage de ces images -
Le PRISME est un amplificateur d'effets.
Il est constitué par trois surfaces rectangulaires égales couvertes de miroirs, formant un volume intérieur, réfléchissant prismatique à section équilatérale, ouvert d'un côté et fermé de l'autre par un écran translucide diffusant.
Derrière l'écran, des boîtes programmées appelées EFFETS projettent des images variées, variables et non répétitives grâce au système combinatoire résultant de deux programmateurs à vitesses décalées qui commandent le mouvement ou l'arrêt des 18 paramètres distribués en deux secteurs lumière et moteur. Les paramètres rotatifs entraînent soit les obturateurs lents ou rapides à ouvertures polychromes modifiant le flux lumineux dès sa sortie, soit les obturateurs rapides à vitesse variable modifiant certains secteurs lumineux déjà traités par les obturateurs précédents.
La Programmation, aux combinaisons constamment variées et variables, permet la projection, sur l'écran du prisme, d'un déroulement d'images dont le rythme et la densité varient également à chaque instant, et qui, répercutant sur les faces réfléchissantes du prisme, forment une surface circulaire virtuelle dont le diamètre est approximativement 100 fois plus grand que le côté du prisme.
Il en résulte une amplification, une diversification, une densification et une démultiplication d'images à grande échelle.
Les images ainsi produites peuvent être enregistrées sur pellicule grâce à un appareil photographique ou cinématographique et réinjectées par la suite dans le prisme, sous forme de diapositives projetées par un appareil placé devant l'ouverture du prisme. Les images réinjectées varient elles-mêmes selon les différentes positions et angulations de l'appareil de projection, et selon les différents mouvements oscillants générateurs d'anamorphoses.
Le nombre de prises de vues obtenues ainsi par feed-backs successifs est pratiquement infini.
La récupération et le stockage de ces images démontre la possibilité d'obtenir un processus esthétique autocréatif à partir de structures et de paramètres établis avec précision.
La mise en mouvement de l'ensemble, qui peut être programmé par un système automatique ou cybernétique, déclenche une véritable procréation proliférante d'effets esthétiques sans cesse renouvelée.
On peut aussi placer devant la face ouverte du prisme un ou plusieurs lasers, et, à l'intérieur du prisme, d'autres structures rotatives constituées de miroirs de petite taille captant et réfléchissant soit les faisceaux parallèles des lasers, soit d'autres faisceaux polychromes.
Toutes ces projections peuvent se combiner avec les projections venant de l'arrière du prisme et peuvent être enregistrées sur pellicule, puis réinjectées dans l'ensemble.
1965
Création du
"Prisme"
Présentation du Prisme à l'exposition
Saint-Gobain (Paris)
1969
Présentation d'un Prisme à l'exposition de l'Y.E.A.A. (Tokyo)
Présentation d'un Prisme de cristal et exposition à la Fondation Sonia Henie (Oslo, Norvège)
1970
Exposition d'un "Prisme" à l'Exposition d'Art Cinétique, à la Howard Gallery et au Musée d'Oxford (Grande-Bretagne)
1971
Exposition d'un "Prisme" au Musée d'Art Moderne de Tel-Aviv (Israël)
1975
Présentation du Grand
Prisme dans le cadre du Festival d'Automne, musique par ordinateur de
Pierre Barbaud, à la Chapelle de la Sorbonne (Paris)
Film : "Le Grand Prisme de la Sorbonne"
(cinémascope ; réal. J. Devèze ; musique Pierre
Barbaud)
1983
Installation d'un "Grand Prisme avec CHRONOS 11" au Musée d'Art Moderne de Budapest (Hongrie)
1997
Projection du film "Le Grand Prisme", réalisé par Jean Devèze sur l'oeuvre de Nicolas Schöffer, au Colloque organisé pour célébrer les dix ans du séminaire national de recherche Écrit, image, oral et nouvelles technologies (octobre 1997), à l'École d'Architecture de Paris-Val-de-Marne, en présence d'Éléonore Schöffer
