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Avant 1949-50 l'oeuvre graphique et peint de Nicolas
SCHÖFFER n'est pas connue du public, ni même des
spécialistes.
1920-1936
La période de Kalocsa et
Budapest est entièrement perdue.
1936-1939
Cette période de Paris
est en grande partie perdue, à en juger par des
photos d'oeuvres dont nous n'avons aucun
spécimen.
1939-1945
Cette période,
vécue dangereusement en Aveyron, est principalement
constituée de carnets et de cahiers
(conservés).
1945-1949/50
Cette période est constituée de dessins et
peintures figuratifs et abstraits, formant un ensemble
diversifié et cohérent.
L'artiste avait
relégué le tout dans le grenier du 6ème
étage de la Villa des Arts, et l'avait
considéré comme perdu, pour clore le chapitre
de la peinture et de "l'art de chevalet", opérant
ainsi la RUPTURE
FONDAMENTALE de toute attache au passé pouvant
entraver l' imaginaire.
1950 à
1985
SCHÖFFER
s'affirme en tant que novateur dans un "nouvel esprit
artistique". Son oeuvre graphique est alors constituée de croquis, de dessins,
de plans, correspondant à des oeuvres
réalisées (sculptures et sculptures
monumentales, architecture, spectacles, art mural,
sérigraphies etc),de projets non
réalisés, et de travaux de
concours.
1985 à la fin
Privé de l'usage de sa
main droite, il accomplit une abondante oeuvre graphique
avec sa seule main gauche, tout en réalisant 2
oeuvres monumentales dont une sculpture cybernétique
de 30mètres de haut (à Lyon, 1988). Un an
avant sa mort, il demande à ce que tout son oeuvre
ancien soit descendu du grenier et, après l'avoir
longuement examiné, il appose ses initiales sur
chaque pièce non signée en son temps, montrant
par là que, loin de renier cette époque de
conception traditionnelle et d'influences diverses, il
reconnait la valeur de ce travail qui devait le mener
à la grande rupture
fondamentale de 1950.
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