Une "GRANDE PREMIERE" et son DESTIN

Comme on le voit, CYSP 1. n'a pas été fréquemment présentée. Ceci pour deux raisons essentielles.
La première est qu'en 1957, Nicolas Schöffer exposait déjà sa Maison à Cloisons invisibles... et qu'il n'allait cesser dès lors de créer et d'innover, abandonnant à d'autres le soin d'organiser "ce qu'ils voulaient"... Or, et c'est la deuxième raison de ses rares apparitions, la technologie de Cysp 1. était extrêmement complexe et lourde à l'époque. Son déplacement impliquait l'envoi et la présence d'un ingénieur. Ce fut Monsieur Terny, qui avait assumé la partie technique de Cysp 1. qui l'accompagna les quelques fois nécessaires, mais son occupation professionnelle était autre...

Vint le moment où l'on pût alléger la technique contenue dans le socle, au cours des deux restaurations de la sculpture et rendre celle-ci autonome. Cysp 1. continue donc d'être opérative, mais il est évident que son fonctionnement doit être surveillé et limité dans le temps et dans l'espace, par mesure d'économie, plus encore que par mesure de sécurité. Les moments de danse de la sculpture réagissant au son de la voix ou des claquements de mains doivent rester un "événement". Evénement qui pourrait marquer "midi" ... comme un carillon, auquel on ne demande pas de sonner toute la journée.