par Noëlle COROSI
D’origine hongroise, Lucien Corosi est arrivé en France dans les années 1930.
Licencié ès lettres. Il commence sa
carrière de journaliste vers 1930-35.
Engagé volontaire en 1939, il devient correspondant de guerre
pour " Combat " en 1944-45, puis pour le journal
" Résistance" pour lequel il couvre le Procès de
Nuremberg (1945 – 46)
Il faudra attendre 1986 pour que paraisse enfin son témoignage
: " Il y a 40 ans Nuremberg ", aux éditions
......
Directeur de l’Agence de Presse " Documents et Reportages
Internationaux ", il est également auteur de nombreux
romans dont " L’Ami ", " Le Gratte Ciel des Hommes
Heureux ", " Le Seuil " et d’une pièce de
théâtre : " L’Homme le plus honnête de
Baltimore ".
Collectionneur et amateur d’art, il est ami de nombreux peintres et photographes : Vasarely, Reth, Yves Klein, Bram et Geer Van Velde, Brassaï, Kertesz, Nicolas Schöffer, André Verdet, Varga, Man Ray.
Autodidacte, il commence à peindre dans les années 1970 . C’est le célèbre critique, Maximilien Gauthier qui le découvre en 1974 et le présente à ce monstre sacré de l’art-business Katia Granoff qui organisa jadis la première exposition de Chagall. Elle expose les premières œuvres de Corosi en 1974, puis en 1975 dans sa Galerie du Faubourg St Honoré à Paris. A son tour la Galerie Bourdon accueille des peintures et des dessins de ce peintre inattendu. a fait depuis de nombreuses expositions.
En 1976, des toiles de Corosi sont présentées en Autriche, à Vienne, par l’Editeur d’Art Wolfrum et à Salzbourg.
En 1981, la République Fédérale Allemande lui organise, à Bonn, une importante exposition. Le succès de cette manifestation en entraîne plusieurs autres, notamment aux Instituts Français de Bonn et d’Aix-la-Chapelle.
Certains critiques ont rapproché la peinture de Corosi de l’ "Art Brut ", d’autres ont tenté de déceler dans ses oeuvres des influences byzantines ou mystiques. En vérité, ce peintre ne doit rien à personne, il est de ceux qui découvrent la peinture en peignant. Son non-conformisme et sa totale liberté d’expression sont la preuve de son grand talent.
Quand on lui posait la question : " Qu’avez-vous voulu représenter ? " sa réponse était invariablement : " C’est ma nouvelle écriture ; je laisse mon pinceau libre de faire ce qu’il veut ; la postérité me jugera ".
Lucien Corosi est décédé en 1989.
Expositions individuelles
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Galerie Katia Granoff |
Place Beauvau – Paris |
Avril /Mai 1974 |
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Galerie Editions d’Art Wolfrum |
Vienne |
Septembre/Novembre 1975 - Mars 1976 |
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Galerie Pointner |
Salzbourg |
Mai 1976 |
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Hotel Tulpenfeld |
Bonn |
Février/Avril 1981 |
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Stan’s Galerie |
Bad Munstereifel (Allemagne) |
Mai 1981 |
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Galerie Bourdon |
Paris - Bd Raspail |
Octobre/Novembre 1982 |
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Institut Français |
Bonn |
Novembre 1983 |
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Institut Français |
Aix-la-Chapelle |
Janvier/Février 1984 |
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Rothaus |
Siegburg |
Mai 1984 |
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Galerie Katia Granoff |
Honfleur |
Etés 1974 – 1975 |
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Galerie Madeleine Kaganovitch |
Paris - Bd Raspail |
1978 – 1979 |
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Galerie Bourdon |
Paris - Bd Raspail |
Depuis 1978 |
Nombreux textes et critiques sur la
peinture de Lucien Corosi.
...en 1975
Marion Vandal, écrivain, lauréate de l'Académie Française, écrit :" Je connais Lucien Corosi depuis toujours. Je l’ai connu journaliste, écrivain et grand reporter. Je n’ai pas oublié cette étonnante série d’articles qu’il écrivit peu de temps avant la guerre à son retour d’Espagne et du Portugal. Ces articles étaient intitulés " Ce qu’on m’a interdit de voir ".
Aujourd’hui, Corosi a cessé d’écrire. Il peint. Il peint n’importe comment, n’importe quoi, à n’importe quelle heure. Il peint sur des feuilles blanches posées sur ses genoux.
Mais voilà, c’est un grand peintre et les journalistes de s’étonner d’une vocation aussi spontanée que tardive. Corosi a beaucoup vu, entendu, toujours compris. Il n’imagine rien. Il se souvient. Pour lui, les mots sont devenus formes et couleurs. Il n’appartient à aucune Ecole, il n’a pas de Maître – mais quelle mémoire !
En peignant ses toiles ahurissantes et intégralement belles, Lucien Corosi, qu’il le veuille ou non, continue à écrire. "