Oeuvres monumentales de Nicolas Schöffer

 

Première Tour Spatiodynamique de 25 mètres, 1950, Biot (France)

Dans le cadre de l'Exposition du groupe Espace


Première Tour spatiodynamique, cybernétique et sonore,
50mètres de haut,1954 (Exposition Internationale des travaux Publics au Parc de Saint Cloud)

Comme toujours, dans les expositions de cette sorte, l'oeuvre a été détruite à la fin du mois.

[écouter sonorisation de Pierre Henry ]


TOUR SPATIODYNAMIQUE CYBERNETIQUE de Liège, 1961 (52 mètres de haut) accompagnée des 1500 m2 de la façade du Palais des Congrès, transformés en Mur Lumière  coloré et mouvant, se reflétant dans la Meuse.

 

 

La Tour, le Mur Lumière et les bords de la Meuse sont, depuis janvier 1998, classés au Patrimoine des Monuments Historiques de la Région Wallonne, premier pas vers une restauration "réactualisation" de l'ensemble.

Les fresques lumineuses dynamiques sur la baie vitrée étaient créées par 70 projecteurs spéciaux avec lampes spéciales de 1000 watts et de 1500 watts, la tour illuminée s'intégrant au scénario du jeu. Deux projecteurs Cremer avec lampes à arc de 2500 watts placés sur la toiture du Palais, lancaient leurs faisceaux décoratifs dans le ciel.

A l'intérieur de la baie vitrée du grand foyer, un gigantesque écran de 82 mètres de long sur 13 mètres de haut était placé devant les fenêtres. Les projecteurs pour les "sculptures luminodynamiques" étaient disposés sur le mur d'en face ; 30 d'entre eux contenaient des lampes à incandescence spéciales de 1500 watts et 40, des lampes du même type de 1000 watts.

Les compositions lumineuses abstraites du spectacle "Formes et Lumières" étaient accompagnés d'une musique électronique du compositeur belge Henri Pousseur, qui fut à l'époque refusée par les riverains.

Les reflets du "Mur lumière" dans la Meuse doublaient les effets du spectacle.


Sculpture CHRONOS 8 de Montevideo, 1969,

Montevideo - Chronos 8

Dans le cadre de la première Biennale Internationale de Sculptures en Plein Air, intégrée au paysage du parc National de Carrasco, planté d'eucalyptus, cette sculpture fut exécutée d'après les plans envoyés par l'artiste, de Paris. Nicolas Schöffer participa néanmoins à l'inauguration et aux conférences.


SPATIODYNAMIQUE 17, Washington, 1968
(5 m50, sur plateau tournant), devant le Musée Hirchhorn.

Jour

Crépuscule

Contre-jour


CHRONOS 14, San Francisco, 1974 (Sculpture programmée
de 20 m de haut), à l'Embarcadero Center (architecte : Portmann)

Exceptionnellement, les miroirs tournants de cette sculpture ne sont pas actionnés par des moteurs, mais par un système à air comprimé. Cette installation, réalisée sur place
avant l'arrivée de la sculpture, n'est pas assez puissante pour donner les effets voulus par l'artiste. Une modification serait nécessaire.


CHRONOS 15, Bonn, 1977 (Tour programmée de 20 m de haut)

Par mesure d'économie, la Ville de Bonn a décidé de supprimer les moteurs et les projecteurs de la sculpture au lieu d'en assurer la maintenance. De ce fait, l'oeuvre ne témoigne plus du Chronodynamisme et se trouve ramenée au Spatiodynamisme.


CHRONOS 10B, Münich, 1980 (Sculpture programmée de 16 m de haut, sur plateau tournant), devant l'office Européen des Brevets.

Cette sculpture est en parfait état. Son fonctionnement est impeccable. Elle témoigne à la fois de la fiabilité des techniques employées par son auteur, et de sa maintenance exemplaire par l'Office Européen des Brevets.


CHRONOS 10, Paris, 1980 (Sculpture programmée de 10 mètres de haut), Musée de Plein-Air, Jardin Tino Rossi, quai Saint-Bernard.

Vandalisée une première fois puis restaurée, après une seconde vandalisation elle attend d'être à nouveau restaurée et réinstallée dans un autre lieu protégé.


CHRONOS 8 B., Tour Lumière Cybernétique de Kalocsa (Hongrie), 1982 (26 m de haut)

Sur la Place du Terminal des autobus. L'EDF, nouvellement installée en Hongrie, devrait entreprendre la restauration de ses projecteurs colorés.

[Lien vidéo partie 1]

[Lien vidéo partie 2]


LUX 16. dite TOUR D'AIN, à Pont d'Ain,
sur l'autoroute Paris-Lyon-Genève,1988 (Sculpture de 27 m de haut)

A la demande de la SAPRR, la sculpture ne devait comporter ni mouvement ni lumières afin de ne pas gêner l'attention des conducteurs.


LYONEON, Tour Lumière Cybernétique de Lyon, 1988
(Tour cybernétique de 30 m de haut), Place d'Arsonval.

La sculpture commence dans le sous-sol au niveau des quais du Métro Grange-Blanche, et s'élève, à travers une verrière pyramidale à 30 mètres au-dessus d'elle. Elle ne comporte aucun mouvement. Elle est entièrement gainée intérieurement de néons en segments de toutes couleurs programmés cybernétiquement, par les usagers du métro , les rames et l'animation de l'environnement. C'est une Chronodynamique cybernétique.


La T.L.C. de Paris-la-Défense
324 mètres de haut, demeure le grand oeuvre de Schöffer.

Connue et attendue par le monde entier, elle aurait été installée au Point M de La-Défense pour 1990, si un concours de circonstances malheureuses n'avaient empêché sa construction. Nicolas Schöffer considérait qu'elle existait "virtuellement" du fait de l'accomplissement parfait de tous les travaux préliminaires des diverses Entreprises constituées en Société Civile de Construction et d'Exploitation. Le général de Gaulle l'avait acceptée, le Président Pompidou donnait la garantie de l'Etat... et la presse du monde entier avait longuement raconté le projet et diffusé interviews et photos... A l'avant-garde de tous les projets existants, elle est encore plus facilement réalisable "matériellement" aujourd'hui du fait des nouvelles technologies.

Schöffer disait que " l'existence virtuelle de la Tour aurait de puissants effets prévisibles et imprévisibles".

Cette Tour a été proposée en 1986, par Nicolas SCHÖFFER, pour le Liberty Parc, New Jersey, et en 2001, après la chute du WTC, un projet de construction de la TLC accompagnée du Mausolée de Paul MAYMONT, a été remis au Maire de New York

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