Extrait de la revue PHIL A PHIL de juin 1956
Au cours de la "Nuit de la Poésie", organisée le 28 mai au Théâtre Sarah-Bernhardt, un robot danseur électronique extraordinaire a été présenté par son créateur, le sculpteur Nicolas Schöffer. L'animation de cette composition abstraite avait été confiée à Philips. Cette réalisation d'un danseur animé marque le premier effort tendant à allier la sculpture abstraite et la chorégraphie. Nicolas Schöffer, qui, on s'en souvient, avait déjà conçu avec le concours de Philips un robot compositeur unique au monde avec la Tour Spatiodynamique Cybernétique et Sonore l'année dernière dans le parc de Saint-Cloud, lors de la première Exposition Internationale du Bâtiment et des Travaux Publics, a ainsi réalisé une composition métallique polychrome douée d'une totale autonomie de mouvements. Un cerveau élctronique, étudié et mis au point par nos ingénieurs, lui donne la posibilité de se déplacer, de tourner sur elle-même et d'animer les seize éléments mobiles qu'elle porte, à diverses vitesses. Chacun des mouvements est déclenché par des signaux lumineux ou sonores, captés par des cellules photoélectriques et des microphones intégrés dans l'ensemble, ce qui donne à l'appareil une sensibilité quasi oganique. Le danseur cybernetique "CYSP I" se déplacera et s'animera suivant le déroulement du scénario lumineux et sonore conçu par le chorégraphe. C'est sur un accompagnement de musique concrète de Pierre Henry, que "CYSP I" a fait ses "premiers pas" dans le monde. Ultérieurement, il "dansera" dans la troupe de Maurice Béjart.
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