Architecture de l'Exposition du VIIIe Congrès International des Géomètres, Sorbonne (Paris, 1953)

Affiche de l'exposition
Affiche de l'exposition

Vue extérieure de la Sorbonne gainée par Schöffer
Vue extérieure de la Sorbonne gainée par Schöffer

texte de Roger GILBERT extrait de la Revue des Géomètres-Experts et Topographes Français, octobre 1953 (Etape nouvelle dans la profession - l' Exposition Internationale de 1953)

" ...J'arrive alors à celui qui, bien que petit par la taille, est grand par son génie créateur : il s'agit de Nicolas Schöffer, Architecte-décorateur. C'est lui qui a conçu cette présentation "révolutionnaire" de nos documents et maquettes, lui qui, sûr de l'ensemble tubes et lamelles de bois peintes, a joué avec les couleurs pour notre émerveillement. Nous sommes heureux de lui avoir fait confiance, et fiers que les Géomètres, en bénéficiant des audaces de cet artiste, lui aient permis de se faire mieux connaître. Pour tous ceux qui n'ont pu se déranger, pour les archives de notre profession et pour aider les jeunes, qui, plus tard, travailleront à de telles manifestations, M. le Président PELTIER m'a chargé d'un très long rapport sur ces travaux et tous nos dossiers et notes resteront à la disposition de nos confrères. Avant que ce long travail soit terminé, il est bon de retenir les grandes lignes générales et surtout les progrès de la technique dont l'Exposition de 1953 marquera le départ."

Vue intérieure de la Sorbonne gainée par Schöffer
Vue intérieure de la Sorbonne gainée par Schöffer

Commentaire d'Eléonore Schöffer : Ce fut une aventure fantastique dont Schöffer parlait avec excitation. On lui avait "donné toute la Sorbonne", ce haut lieu de la connaissance et de la tradition, et il pouvait en faire ce qu'il voulait !
L'idée, presque sacrilège, fut de gaîner entièrement les espaces, de l'entrée jusqu'au sommet, et même les escaliers, de structures métalliques noires afin de créer un deuxième espace à l'intérieur du premier, espace contemporain d'esthétique différente. De larges panneaux colorés animaient l'ensemble sur lequel s'accrochaient également des documents d'exposition. Tout le dispositif, les vitrines et les parcours offraient un dépaysement total par rapport aux expositions habituelles, et jouait en contrepoint des vétustes murs de pierre de la vénérable institution. Il faut bien comprendre qu'à l'époque, ces structures tubulaires ne servaient qu'aux échaffaudages.

Vue intérieure de la Sorbonne gainée par Schöffer
Vue intérieure de la Sorbonne gainée par Schöffer

Vue intérieure de la Sorbonne gainée par Schöffer
Vue intérieure de la Sorbonne gainée par Schöffer

Beaucoup plus tard, en 1974, on lui "donnera" la Chapelle de La Sorbonne, pour y installer son Grand Prisme, dans le cadre du Festival d'Automne, et il aura à nouveau l'impression de "déranger" quelque peu l'atmosphère du lieu en y installant sa "rosace de cathédrale en mouvement" avec la musique algorythmique de Pierre Barbaud. Le Cardinal de Richelieu doit se retourner dans sa tombe..." disait-il en riant... Car il voyait toujours le côté comique des situations... ce "décalage", quand le présent et le passé se "contemplent".

 

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