Recherches d'Esthétique pure - Le plasticien Schöffer découvre les possibilités de l'aluminium

Revue Aluminium (mars 1951)

Jacques FOUQUET cite Raymond BAYER, professeur à la Sorbonne :

"Nicolas Schöffer s'essaie à traduire tous les nouveaux besoins plastiques de son âge. Loin de rechercher, en peintre abstrait, un univers neuf de formes sans figures, il ne craint pas, en plasticien, de demander à l'espace et à la plasticité ses moyens (des moyens spatio-plastiques vraiment), de prendre à la collaboration de l'ingénieur, l'inspiration de son oeuvre réalisatrice, et les maquettes architectoniques de ses constructions imaginaires. C'est pourquoi il ne craint pas non plus de voir ses oeuvres figurer une horloge, une tour de radar ou un sémaphore. C'est pourquoi, entrant délibérément dans l'espace, il prépare, devant le mur, un nouveau mur, figures annonciatrices d'un monde neuf, préformé selon les schèmes d'un nouvel univers. C'est pourquoi il rêve d'une oeuvre plastique harmonieusement présente partout, clamant et criant la morphologie vivante de notre ère : une plastique qui serait présente partout où il y a architecture et construction. C'est pourquoi encore, devant les grandes surfaces unies des bâtiments modernes, dans la nécessité d'un espace préalable et factice introduit au-devant de la sévérité monotone du mur, il poursuit un réel allègement des architectures qui, modulant les étendues, donne un sentiment de liberté aux hommes..."

 

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