| UNIVERSITA' DEGLI STUDI DI SALERNO
Dipartimento di Filosofia ![]() http://www.difil.unisa.it/artmedia/index.php?action
Éthique, esthétique, communication technologique ou le destin du sens Etica, estetica, comunicazione tecnologica : il destino del senso Ethics, Aesthetics, Techno-communication: The Future of Meaning Colloque International 12 et 13 décembre 2008 Vendredi 12 décembre 2008, BNF, auditorium, site Mauriac Samedi 13 décembre 2008, INHA, auditorium Concept et co-organisation Mario Costa, Professeur de l'Université de Salerne Fred Forest, Professeur émérite de l'Université de Nice |
Bibliothèque Nationale de France, BNF ![]() | Institut National de l'Audiovisuel, INA ![]() |
Université Européenne de la Recherche
![]() | UniCredit Banca di Roma
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Le projet ARTMEDIA, qui a débuté il y a 25 ans, va clôturer son cycle de travaux, avec sa dixième édition, sous la direction de Mario Costa et de Fred Forest. Ce colloque international se déroule à Paris dans le vendredi 12 décembre à la BNF, site Mauriac, et le samedi 13 décembre 2008 à l'auditorium de l'INHA. Le site web du colloque ainsi que la publication en ligne des actes sont réalisés par Leonardo/Olats. Les actes papiers sont publiés par l'INA avec l'Harmattan. Les enregistrements vidéo des interventions sont confiées en dépôt à la disposition des chercheurs par la BNF et par l'INA.
Cette manifestation bénéficie du soutien scientifique, en tant qu'institutions partenaires, de la Bibliothèque Nationale de France (BNF) et de l'Institut National de l'Histoire de l'Art (INHA).
| INTRODUCTION | [english] |
Nous avons fait appel à des spécialistes de différentes disciplines, pour réfléchir dans le cadre d'un colloque non structuré en thèmes et sous-thèmes pour donner à chacun la liberté de pouvoir choisir son point d'ancrage et de pertinence. Il est à noter que ce thème recoupe des problèmes qui ont inspiré de différentes façons, le projet d’Artmedia depuis ses origines, Il s'avère, en effet, à travers ses neufs éditions précédentes que les questions abordées recoupent inévitablement les rapports entre éthique et esthétique. Ces interrogations et cette réflexion sont encore en suspens, sans avoir été épuisées. En tout état de cause, nous voudrions pouvoir clôturer notre réflexion autour d'une problématique qui s'impose encore aujourd'hui de façon drastique et, plus encore, pour les années prochaines, pour ce qui concerne le devenir de l'art dans nos sociétés.
« À supposer que nous ayons déjà l’art, d’où donc avons-nous les preuves de son influence ? les preuves tangibles d'une quelconque influence de sa part ? », avait déjà mis en questionnement Nietzsche en 1878 (Humain, trop humain, I, 22). Gabo, l’un des artistes les plus attentifs à la modernité, se demandait, à son tour, plus de quarante ans plus tard : « Comment l’Art contribue-t-il à l’époque actuelle à l’histoire de l’homme ? » (Manifeste du Réalisme, 1920). Plus récemment, une polémique se développait en France autour des années 1999, mettant en question l'art contemporain. Une polémique ayant pour intérêt et pour mérite de remettre à l'ordre du jour des questionnements renvoyant aux mêmes interrogations. Mais avant d'aller à la recherche des preuves supposées de l '« influences » de l’art, il est nécessaire de se poser abruptement une autre question aussi radicale :
Qu’en est-t-il de l’art aujourd'hui dans notre monde ?
Une question de cet ordre a été posée à plusieurs reprises pour l’art moderne (Ortega, Berdjaev, Sedlmayr, Thode, Bloch, Ellul…) et continue d'être posée encore plus aujourd’hui pour ce qui est de l’art contemporain (Baudrillard, Virilio, Clair, Hartford…, et encore, tout récemment, par Michel Gauthier, dans Fresh Théorie, II, 2006 et Elisabeth Wetterwald dans 20/27, n.1, 2007, qui ont été jusqu'à parler de « vacuité », de « solitude » d ' « absence », de « rien », et de « nullité »…).
En effet, vis-à-vis des 2 millions d’artistes qui peuplent actuellement le paysage de l’art contemporain dans le monde, qu'en est-il au juste du rôle "quasi-pathologique" joué par le marché, et par tout le "système de l’art" , quand des propositions théoriques nous invitent à repenser l’histoire de l’art et son déroulement (Belting, Danto…) ? Qu'en est-il des bouleversements constitués par l'existence des nouvelles technologies et des artistes qui travaillent avec elles ? Qu'en est-il de la quantité démesurée d’argent public que les Etats brassent pour l’art contemporain en toute incertitude sur la valeur présente et future des œuvres ? Devons nous continuer simplement à nous demander avec Gabo, comment l'art contribue, sous le nom d’ « art contemporain », à l’époque actuelle de notre histoire ? Qu’en est-il de l’éthique sociale dans les productions de l’art contemporain, des productions avec qui un "système de l’art" toujours plus cynique occupe, entre autres, des lieux publics grâce à de l’argent public ? Et, d’autre part, au moment où le cynisme et l’affairisme dénaturent et rendent "obsolète" l’idée que nous avons de la démocratie, quelle possibilité les pratiques artistiques ont-elles, encore, de redonner vie et sens à l’espace public ?
Est-il vrai, par ailleurs, que les produits et les pratiques liées aux technologies actuelles de la communication sont en mesure d’ouvrir des territoires possibles de régénération ? Les tensions éthiques/esthétiques doivent-elles se résoudre néanmoins, comme semblent suggérer nombre des produits et des pratiques liées au réseau, à la seule équation de la communication ?
Les artistes d'aujourd'hui ont-ils encore la possibilité d’exercer cette capacité de "symbolisation", retenue depuis toujours comme une des fonctions spécifiques de l’art ?
Pour tout dire, qu’en est-il, et qu’en sera-t-il, du sens dans notre monde ?
Le moment est donc venu d'approfondir sur ce sujet la réflexion, et de nous poser des questions, qui sont à la fois d'ordre esthétique, éthique, pragmatique et philosophique.
* * * * *
Avec cette dernière Édition, Édition de sa clôture, en décembre 2008, Artmedia, 25 années après sa fondation (mai 1985), entend confirmer par la qualité et le prestige de ses éditions successives, au cours de toutes ces années, et par le nombre des participations internationales, qu'elle s'impose historiquement comme le premier et le plus important projet scientifique dédié aux rapports techno-science/philosophie/esthétique :
Artmedia est déjà connue (reconnue) au niveau international, en tant que production liée à l’Université de Salerne, par de nombreuses institutions étrangères qui l’ont soutenue dans le monde entier, tout au long de ces vingt dernières années ;
la précédente Édition parisienne d’Artmedia (la VIII, fin novembre 2002) s’est déroulée dans des endroits de prestige (Centre National du Commerce Extérieure et Ecole Normale Supérieure) et avec le parrainage d’un grand nombre d’institutions internationales (www.olats.org/projetpart/artmedia/2002/mono_index.php) . Elle s’est réalisée avec la participation d’une cinquantaine d’artistes et de théoriciens, venus du monde entier, et a reçu un large écho dans les médias (la revue « Art Press » a publié sous forme d'un numéro spécial, les textes de présentation, « Ligeia », une autre revue française, émanation du CNRS, distribuée à l'international, a publié ses Actes);
un grand nombre d’articles est paru dans la presse française et italienne, la bibliographie en ligne est riche et multilingue, l'enregistrement vidéo complet de toute la manifestation fait désormais partie des archives de l’INA (Institut National de l'Audiovisuel) et se trouve actuellement mise à disposition des chercheurs, des spécialistes et des étudiants à la BNF.
Enfin, l’écho attendu de cette nouvelle édition d’Artmedia X, courant décembre 2008, tant par le thème choisi et son actualité, que par la qualité et la personnalité des chercheurs scientifiques qui y participeront; est, à coup sûr, assurée du succès. Un succès et une estime particulière que la communauté intellectuelle universitaire internationale ne manquera pas de saluer. Cette contribution à la pensée avec son accompagnement scientifique interviendra dans un moment exceptionnel de visibilité à l'échelle européenne, pour rejaillir sur l'image de toutes les institutions organisatrices qui y auront contribué
Pour Mémoire
Nous rappelons que simultanément à Artmedia, Fred Forest, Professeur titulaire de l'Ecole Supérieure Nationale de Cergy et Docteur d'Etat de la Sorbonne, Professeur de l'Université de Nice Sophia-Antipolis, a organisé en France, entre 1985 et 1994, une cinquantaine de séminaires sur les arts technologiques et de la communication, les usages de l'Internet, l'Esthétique de la communication, dans le cadre de l'Université Paris 1 Sorbonne, l'Université de Paris VIII, l'Université de Nice et le MAMAC (Musée d'art Moderne et d'Art Contemporain de Nice)