PROJETS /
STATUT ESTHETIQUE DE L'ART TECHNOLOGIQUE
/ PARTICIPANTS
MARCEL FREMIOT
Démarche | Bibliographie | Intervention
2, rue Lieutaud
13100 Aix-en-Provence-FRANCE
Tél : 04 42-42-26-83-11
Email :
mfremiot@lac.gulliver.fr
WEB :
http://www.cosa-mentale.fr/MIM.html
|
Né le 29 février 1920 à Paris
VIIe.
Etudes musicales : piano et orgue; classes d'harmonie et de
contrepoint au Conservatoire de Paris (Olivier Messiaen et
Noël-Gallon). Hors Conservatoire : cours de René
Leibowitz. Introduction à la musicologie (Vladimir
Fedoroff).
1946-1950, Direction de chorales populaires.
1949, Responsable de la section musique au service de la
Récupération Artistique et Culturelle (Office
des biens et intérêts privés).
1950-1962, Direction artistique (folklore, musique classique
et musique moderne) aux Editions Le Chant du Monde.
1962-1963, Direction artistique et prise de son aux Editions
Harmonia Mundi. Lancement de la collection "Orgues
historiques".
1963-1965, Adjoint au Directeur des disques Jéricho
(prise de son et réalisation).
Depuis 1966, Professeur d'Histoire de la Musique au
Conservatoire de Musique de Marseille.
1968, A l'initiative de Pierre Barbizet : création au
Conservatoire de Marseille de la première classe de
musique électro-acoustique dans un Conservatoire de
France.
1969-1983, Chargé de cours à
l'Université d'Aix-Marseille .
1970, Création du groupe de Musique
Expérimentale de Marseille (G.M.E.M.).
1983, Grâce à l'acquisition du système
SYTER le C.N.R. de Marseille est le premier de France
à pouvoir dispenser un enseignement en Musique et
Informatique , en collaboration avec le département
Musique et Science de l'Université de Provence.
1984, Création du Laboratoire Musique et Informatique
de Marseille (M.I.M.).
1985-1986, Chargé de cours au département de
Musique de l'Université d'Aix en Provence
(filière B, Sciences de la Musique).
1989, Professeur honoraire du CNR de Marseille.
1990, Directeur du M.I.M.
|
Démarche artistique
De l'oeuvre de Marcel FREMIOT "Une disparate" se dégage,
que seul le petit Larousse qualifierait d'étrange. Elle est le
reflet de tiraillements, d'illusions et de déceptions, de
retours aussi. La confrontation des souhaits intimes de
création aux réalités de la vie l'ordonne.
Tout ce qui est à destination directement "populaire"
maintient une référence à des structures
communément maîtrisées. Ainsi, par exemple :
système tonal s'il s'agit de chants profanes ; système
"grégorien" s'il s'agit de chants destinés à une
liturgie catholique ; réalisme du phénomène
sonore si le moyen d'expression est la manipulation de studio
"analogique" ou "numérique".
Les autres oeuvres sont atonales, si leur exécution est
confiée à des instruments traditionnels ; elles sont
libres si leur matérialisation est de nature
électro-acoustique. Mais leur virtuosité, comme leur
structuration, est tempérée par les effets pervers de
la régionalisation.
Un fil conducteur chemine, cependant, au travers de cette production.
Il est à la fois recherche du dialogue avec l'auditeur et
volontariste confiance en la non irréductibilité des
rugosités du comportement humain.
Bibliographie
Musique
instrumentale
- Messe Guy Renart : pour orgue et deux ondiolines. Paris
1945. Paris ; St Louis d'Antin 1945.
- Vitrail : Pour orgue, Paris 1966. Création par
Michel Terasse à l'orgue de St Séverin ; 1967 avec
une chorégraphie de Dora Feïlane.
- Nativité : Pour orgue Paris 1967.
Création par M. Isoire à l'orgue de St Jean de
Montmartre ; avec une chorégraphie de Dora Feïlane.
- La Pierre qui chante pour flûte seule (en Ut).
Paris 1966 . Marseille ; Goethe Institut ; 1966.
- La Pierre qui chante, nouvelle version. Aix en Provence
1980. par Jacques Rocheblave. 1980.
- Pariétaires, musique concrète de
tapisserie. Paris 1969. CIRM. Paris ; Grand Palais ; Exposition
Espace et Lumière 1969.
- Temporal, musique concrète de tapisserie.
Marseille 1971. Marseille ; Musée Cantini ; Exposition "Le
crâne". 1971.
- Roses - Raies, musique concrète de tapisserie.
Marseille 1972. Marseille ; la Roseraie ; 1972.
- Instabile I, musique concrète avec piano
concertant. Marseille 1971. En collaboration avec Georges Boeuf et
Michel Redolfi. Pierre Barbizet ; Biennale de Paris 1971.
- Sonate avec Libenké, Musique concrète sur
bande magnétique. Marseille 1972. C.N.R. de Marseille pour
l' inauguration du Studio de la Classe de Musique
électro-acoustique ; 1972.
- Au pays des mystères bleus, orchestration
électo-acoustique pour un argument créé et
mise en oeuvre par des récitants, instrumentistes et
choristes de classes de musique de lycée de mesdames Simone
Marquès, Andrée Monleau et
Marie-Hélène Boeuf. Coordinatrice : Simone
Marquès. Marseille 1973-74. Marseille, Théâtre
du Nouveau Gymnase ; 1974.
- Ephaestos musique concrète et synthèse
analogique sur bande magnétique. 1980/82. a) Scène
des Noces (Aix en Pce ; Musique dans le rue ; 1980) b)
Scène du Manifeste, (1982) c) Scène du Chantier
(1982) .
- Petite polyphonie de nuit, fugue pour trio de
synthétiseurs. Aix en Pce. 1982. Trio "Ricercare" ; Albi
1982.
- Yatagan pour flûte seule (en Ut) Aix en Pce 1984,
Gérard Garcin à Paris, 1984.
- Voyage sous les étoiles, musique sur bande
magnétique ; synthèse numérique
réalisée sur QUATRON. Auch 1984. Extrait de "Le
Plomb du Ciel" aux Nuits de St Restitut de Bruno d'Auzon, 1984.
- Flyshut , Etude pour flûte en Ut et bande de
synthèse numérique SYTER. Stage de flûte
contemporaine G. Garcin. Aix en Pce 1985.
- Duo d'un flûtiste et d'un clarinettiste pour
flûtes en Ut et Sol tour à tour et clarinette si
bémol. Aix en Pce 1985 pour Jacques Rocheblave et Jean-Marc
Tiébot.
- La Rocheblave pièce pour flûte en sol
seule. Crée par Jacques Rocheblave à Aix en Musique
1981.
- Rails, (Histoire d'une sinusoïde) : musique sur
bande magnétique ; synthèse numérique
réalisée sur SYTER. Marseille 1986. Festival de
MANCA 1986.
- Kyrie pour orgue à 2 claviers et
pédalier. Aix en Pce 1986.
- Trio 1 pour deux pianos et SYTER en direct; Marseille
1988. créé par Léa Roussel et Michel Perron
au Colloque MIM . Marseille 1988.
- Trio 2 pour deux pianos et SYTER.Marseille 1989.
Créé par les mêmes. Marseille 1989.
- Messe pour orgue, Marseille 1988. Commande de
l'ARCAM/PACA pour l'inauguration de l'orgue du Sacré-Coeur
du Prado de Marseille. Enregistrement de Chantal de Zeeuw pour les
disques Coriolan, 1993. Ed. C. Y. Marseille;
- Automates, oeuvre pédagogique pour violon et
piano; commande de SUD/MUSIQUES, Marseille 1990.
- Ballade pour piano, créée par Léa
Roussel aux Nuits de la Magalone; Marseille 1992.
- Dans les pas du loup, pour orchestre, 1993.
- Tsim'ballade pour clavecin, 1992; créé
par Jean Marc Aymes,Marseille 1994.
- Un printemps à Beijing pour cinq instruments
traditionnels chinois. Pékin 1996.
Musique
vocale
- Chansons, sur des textes de Eric Amado, Paris 1960.
- Tant et tant d'arbres pour soprano et musique
concrète sur bande magnétique sur un poème de
Muriel Jack. Marseille 1977. Cf. musique de scène.
- Oh paysage... Je t'entoure... Oh parole tout
entière... , Poème triple de Bernard Vargaftig
pour soprano, baryton et musique concrète sur bande
magnétique. Marseille - Aix en Pce 1978. Création
1980.
- Le rite infranchissable, (poème de Jean-Roger
Carroy) pour baryton jouant du violoncelle. Aix en Pce 1983.
Créé par Michel Daups au Festival de
l'Escarène 1983.
- Dieu dans l'oreille , poème de Jean-Roger
Carroy. Pour baryton et trio de synthétiseurs, 1984.
- " Pierre ! " sur des textes de Maurice Roche, pour
Soprano et Piano 1990. Créé par Liliane Mazeron et
Danielle Bellik, Marseille,Cité de la Musique 1995.
- La jolie rousse, poème de Guillaume Apollinaire,
pour baryton jouant du violoncelle: avec une série de
tableaux de Jacques Mandelbrojt. 1996
Musique
chorale
- Choeurs à l'unisson, sur des poèmes de
Henri Bassis et Jacques Gaucheron, Paris 1948-1952. Certains
édités in "Chansonnier 51" (Paris 1951, ed. Le Chant
du Monde).
- Harmonisations de chants folkloriques, 1950-1984.
Certaines éditées (éditions de la
Fédération Musicale Populaire Lyon 1984).
- Chants liturgiques, sur des textes tirés de la
Bible et traduits par Louis-Jacques Rondeleux. Paris 1965. "Pour
les messes de l'Avent", "Pour la Pentecôte", "Pour les
derniers dimanches après la Pentecôte". Paris ; St
Jacques du Haut-Pas ; 1965. Extraits édités dans
"Chanter pour Dieu" ed. du Seuil Paris 1966.
- Je suis la phrase, texte de Dora Feïlane, pour
trois voix égales. Paris 1966.
- La péniche, texte de Dora Feïlane, pour
trois voix égales. Paris 1966.
- La môme Néant, poème de Jean
Tardieu pour choeur mixte. Aix en Pce 1977. Choeur Contemporain
dir. R. Hayrabédian, 1980.
- Météoride, poème de Jean-Roger
Carroy, pour choeur mixte ; Aix en Pce 1980. Choeur Contemporain,
dir. R. Hayrabédian, 1980.
- Tout un jour il neige, poème de Jean-Roger
Carroy, pour choeur mixte.1981. Nice, Festival des MANCA,1983,
Choeur contemporain dir. R. Hayrabédian.
- Entées, trois extraits de "Gélives" de
J.R. Carroy pour choeur mixte. 1983. Choeur Contemporain dir. R.
Hayrabédian 1986.
- Messe "Benedictus qui venit" pour soprano, alto,
baryton choeur mixte, petit choeur à deux voix, deux
orgues. Commande de France-Culture. 1982-83. Festival d'Avignon
1983. Choeur Contemporain ; Petit Choeur de Toulon ; Mireille
Quercia, soprano ; Michel Daups, baryton ; Chantal de Zeuw et
Patrick Geel, orgues ; dir. Roland Hayrabédian.
- Bruits de soleil, poème de Jean Barré;
oeuvre pédagogique pour trois choeurs d'enfants, piano,
clarinette si bémol, trois trompettes, caisse claire et
timbale grave. 1985.C.N.R. de Marseille, dir. R.
Hayrabédian, 1986.
- De mémoire absente, "féérie pour
Agathe". Texte de J.R. Carroy pour soprano solo, baryton jouant du
violoncelle, percussions et choeur féminin. Aix en Pce
1985-86. Choeur féminin de Provence ; Mireille Quercia,
soprano ; Michel Daups, baryton et cello ; J.P. Gasquet,
percussions ; dir. Hélène Guy.
- Descente au centre de la terre, d'après Jules
Verne et des dessins de Jacques Mandelbrojt. Oeuvre
pédagogique pour choeur, violons et violoncelles. 1993.
Festival de Cabriès 1993.
Musique de scène
- Ubu Roi, musique pour ensemble instrumental pour la
pièce d'Alfred Jarry dans une mise en scène
d'Archibald Panmach. Paris 1946. Paris, Théâtre du
Vieux-Colombier, 1946.
- Leur guerre, pour deux pianos ; Chorégraphie et
danse de Mathilde et Paul Dougnac, Paris 1946.
- Le Château, opéra d'Archibald Panmach
d'après le roman de F. Kafka. Paris1947-48.
Inachevé.
- La tour de Nesles, musique pour une mise en
scène d'Archibald Panmach, Paris 1948. Théâtre
de la Cité.
- La tempête, pour orchestre et choeur sur des
textes de Henri Bassis. Berlin, Festival de la Jeunesse 1953, dir.
J. Prodromidès.
- Formes, pour flûte, soprano et manipulations de
studio. Pour une chorégraphie de Dora Feïlane. Paris
1965.
- Chorédrame, contrepoint sonore pour une
chorégraphie de Dora Feïlane.Paris 1968. Paris
Théâtre du Tertre 1968.
- Sonorités, musique concrète sur bande
magnétique pour une chorégraphie de Dora
Feïlane. Marseille ; 1968. Paris. Musée d'Art
Cotemporain.
- La Noria, texte poétique de Muriel Jack.
Récitant, flûte, violon, cello et manipulations de
studio. Réalisation sur bande magnétique .Paris
G.R.M. 1967. Pour une chorégraphie de Dora Feïlane.
Paris, Théâtre du Tertre 1968.
- Dialogue, pour trombone et voix pour une
chorégraphie de Dora Feïlane,Paris 1969. Marseille
1969, C.N.R. ; André Vaisse, trombone, Dora Feïlane,
voix et danse.
- Synesthésie, musique concrète pour une
danse de Dora Feïlane . 1968-69. Paris Théâtre
de Lucernaire 1969.
- Le Ferment, organisation sonore à
réaliser par les danseurs, pour une chorégraphie de
Dora Feïlane.1969. Paris Théâtre du Vieux
Colombier 1969.
- Longue est ma nuit, musique concrète sur bande
magnétique pour une danse de Dora Feïlane.1969. Paris
Théâtre du Tertre 1969.
- Cadastre, sur un texte de Gilbert Bourson. Musique
concrète sur bande magnétique. Gennevilliers 1970.
- Ricercare, musique concrète sur bande
magnétique. Marseille 1972.Avec diapositives de Bernard
Point, chorégraphie et danse de Dora Feïlane. La
saison d'Aix ; France-Musique à Aix 1972. SYGMA de Bordeaux
1973.
- L'homme debout, musique concrète pour un
spectacle de Michel Touraille sur des poèmes de René
Char. Marseille 1974, Tournée dans le Sud de la France.
Françoise Le Bail et Michel Touraille , récitants,
Dora Feïlane, chorégraphie et danse ; mise en
scène Michel Touraille 1974.
- Tant et tant d'arbres, poème de Muriel Jack,
pour soprano avec accompagnement de musique concrète sur
bande et danse. Paris-Marseille 1977. Marthe Forget, soprano ;
chorégraphie et danse Dora Feïlane .Festival de St
Rémy de Provence 1977.
- Trans-Lowry, Bande son de l'"Ode à plusieurs
voix pour l'ombre de Malcolm Lowry" de Jean Roger Carroy.
Paris-Marseille 1980. Maison de la Culture d'Amiens, 1980. Paris ,
Centre Georges Pompidou, 1983.
- Piège dans la ville , nouvelle policière
de Henri Galician. Théâtre musical pour soprano,
alto, deux barytons, basse, choeur mixte, flûte, clarinette,
trombone, percussion et bande magnétique de musique
concrète ; ensemble chorégraphique Dora
Feïlane. Dir. Roland Hayrabédian. Semaines de musique
contemporaine. Romans 1982.
- Le plomb du Ciel, texte de Jean Pierre Meyran.
Théâtre musical pour soprano, mezzo, tenor, baryton,
basse, choeur mixte, flûte, clarinette, trombone,
percussion, bande magnétique de synthèse
numérique, et ensemble chorégraphique.1983-84
Marseille, Opération "Cerveau 84". Dir. R.
Hayrabédian.
- Le chantier, ballet en trois tableaux,
chorégraphie Dora Feïlane pour musique concrète
et synthèse analogique sur bande magnétique.
Marseille 1980-81. Port de Bouc, opération "Mémoire
du chantier", 1981.
- Ciel vif, poème de F.G. Lorca pour danseurs
ayant voix de soprano et contreténor et tape music. Pour le
spectacle "Itinérance" de Dora Feïlane.1982. Marseille
; La Vieille Charité 1983. Alain Aubin, danse et contre
tenor ; Dora Feïlane, danse et soprano.
- L'arc, en ciel et terre, pour un "Théâtre
de l'image" : musique enregistrée réalisée
sur SYTER ; projection de tableaux d'André Gence ;
chorégraphie de Dora Feïlane.1987. L'été
Marseillais 1987.
Musique
pour réalisations audio-visuelles
- Les aventures d'un escargot aventureux, pour
récitant, clarinette si bémol, trompette, cello et
projections de lanterne magique. Paris 1956
- David, roi d'Isdraël, 1969.
- Tobie et Sarah, 1961.
- Abraham.
- Le Noël d'Anawi, (prix de la meilleure
réalisation audio-visuelle pour enfants 1962).
- Jean-Baptiste.
- La Confession de St Pierre, 1972, texte de R.
Mathé pour récitant, chant, ensemble instrumental,
projections de diapositives. Disques "Pastorale et Musique".
- Le mystère du fils de l'homme, (texte de F.
Mauriac). Disque Pastorale et Musique 1961.
- Les mines, musique pour un court métrage de R.
Gillet 1949.
- Spirale, musique pour un court métrage de J.P.
Prat. Paris 1969.
Travaux de musicologie et d'analyse
Musicologie, articles dans :
- Encyclopédie de la Musique, (ed. Fasquelle,
Paris 1960)
- Twenty Century Music, (ed. Calder. Londres 1960)
- Histoire de la musique, (Coll. La Pléiade. Ed.
Gallimard Paris 1963)
- Encyclopédie des musiques sacrées, (ed.
Labergerie. Paris 1971)
- Musik in Geschichte und Gegenwart, (ed.
Bärenreiter. Kassel)
- The new Grove Dictionnary, (ed. Macimillan. Londres)
- Musiklexikon, (ed. Sohlmans. Stockholm)
- The new Grove Dictionary of Opera, ( ed.
Macmillan.Londres)
- EXPOSITIONS, pour le Service Culturel du Ministère des
Affaires Etrangères
- Gabriel Fauré
- Maurice Ravel
- Le Groupe des Six
- Le Palais Garnier
- Le Théâtre des Champs Elysées
Analyses
- Essai sur Boulez, dans "Musique de tous les Temps",
N° 16/1974 (ed. Harmonia Mundi)
- La messe de Guillaume de Machaut, dans "Musique
Ancienne" N° 12 et 13 / 1981 (publications du CAEL. Paris)
- Folquet de Marseille et ses amis troubadours, (avec
projection de diapositives) CPMA - Sud/ Musiques 1988.
Recherche
Les Unités Sémiotiques Temporelles, en collaboration.
(ed. MIM, Marseille 1996)
Diffusion ESKA, collection Documents Musurgia Paris.
Intervention (français - anglais)
Le multimedia est multiple. Les arts
n'ont pas les mêmes problèmes à la même
époque.
Les propos tenus sur l'art "technologique" , l'art
"médiatique" ( se renvoyant l'un à l'autre ) ou encore
l'art "multimedia" semblent faire l'impasse sur des ambiguités
auxquelles il serait possible d'achopper. D'une part le " media"
d'art médiatique et le "média" d'art multimedia ne
renvoient pas aux mêmes réalités.
D'autre part le "multi" d'art multimedia est traité comme
étant une seule réalité alors qu'il est, dans la
pratique, la juxtaposition ou la superposition de plusieurs
disciplines artistiques qui ne fonctionnent pas sur les mêmes
concepts aux mêmes moments; que ces moments soient occasionnels
ou historiques.
Il est donc nécessaire de ne pas se laisser aller à
glisser, sans précautions, de l'une à l'autre de ces
disciplines, d' appliquer à l'autre ce que l'on dit de
l'une.
" Aux contraires" ; traits possibles d'une
esthétique
Le(s) statut(s) esthétique(s) conféré(s)
à l'art technologique par le créateur et la
société est , ou sont, une chose que disent
esthètes, philosophes et/ou sociologues.
Par contre, les traits possibles de l'esthétique-même
des oeuvres, si tant est que l'on puisse déjà en
dégager une, voici ce que je tente ici de dire.
Et ceci en me référant, en grande partie, aux couples
explicités par Jean-Marc Lévy-Leblond dans son ouvrage
" Aux contraires"; couples tels que, par exemple, Absolu/Relatif,
Global/Local, Formel/Intuitif ....
Bien évidemment je parle en tant que musicien.
Same period, same
problems?
Technological art, whether the basis for consideration is
traditional--painting and sculpture, music, literature--or more
recent,--multimedia, network or interactive media--is characterized
by the juxtaposition, or the superposition, of several artistic
disciplines. These various disciplines have undoubtedly developed in
various ways throughout the course of their history; they have not
necessarily been faced with the same problems at the same period,
even if they may have been interrelated in the same aesthetic
current.
It is therefore wise not to yield to the temptation of applying to
one of the disciplines what can be said about another one. Here are
some of the problems involved:
Painters and musicians: are we, as painters and musicians,
different from each other?
What differs, states Jacques Mandelbrojt, are the constraints
imposed by the matter we use, as well as the constraints of one or
several sensory receptions.
Thus in music, a composer obeys rules or creates them for himself.
In painting, certain painters do the same; others do not.
The single creator: Networks and interactivity innovate by getting
rid of the single creator. Some musicians would disagree with this
postulate, notably those who have created collective works, within
more or less formal improvisation groups, a process which dates back
several centuries.
The virtual, "non-fixed" created on a network.
Example of a virtual "non-fixed" work:
the improvised work necessarily created by an organist playing
Christian liturgical works. An even more striking example is to be
found since the very last years of the 16th century, using "figured
bass," that is to say, harmonic shorthand. Jazz musicians use the
same element which they call "chord symbols." Furthermore, both the
figured bass and the chord symbols have multiple virtual
possibilities.
Continuum: if the new technologies do not seem to have unsettled
the painter's brush stroke, the musician, on the contrary, no longer
has to apply the technique of "punctum" ( musical "scales" are
"discreet") and can at last freely use the technique of the continuum
which has not been used since the 12th century at the least.
Computer: Anyone who knows how to use a computer and its software
may allow himself to be persuaded that he can be a painter, musican,
choreographer, sculptor or poet and do a fine job of it. Whether he
can actually do so with equal success is rare. More often than not,
his texts, to be heard or read, seem rather more like instruction
sheets than literature. As, more often than not, moving images around
in space is more akin to the exacerbated movements of ordinary
manipulation than to cinematic skill. "Figures" are more often
reutilized in the form of repetition or automatization than in the
form of startling elaboration. And finally, for a composer's ears,
there is no feeling of mastery in the handling of time. This is not
to say that there is no solution to all of this: what is needed are
teams with competence in diverse fields, including disciplines
classified as non-artistic.
Message : The preceding remarks show that the idea of McLuhan that
the media are the work must be reexamined, even in the cases in which
the traditional notion of a work tends to be indistinct.
Interactivity : Optimistic invention leads us to think that
interactivity, whether part of a network or not, will metamorphose
art and artistic methods to come. That may well be, provided that
industrialists decide that it is financially advantageous for them,
and that they produce instruments that can lend themselves to
standard and widespread use, instead of the current supply for the
opulent few.
For instance: Thirty years ago we hoped that people would be
enabled to return to "amateur" creativity thanks to tape-recorders.
But industrialists transformed them into machines that are
programmed, sterile, throttled, barely good enough for the
consumption of so-called "mass-distributed products."
Elements for an aesthetics of technological art
I am putting a message into a bottle and throwing it into the sea
. I would like to go more deeply into the aesthetic status of
technological art: try and define the current aesthetic
characteristics of the genre itself. The artisans of mechanisms and
of interactivity may be caught unawares by this move. For them, what
counts is to act and to cause to act, not to put into perspective. I
express myself here as an European music composer , that is to say,
of a race among whom "revolutions" have always been carried out not
in the name of technology but of aesthetics. Whence these suggestions
found in the message in the bottle:
The listener will notice that the characteristics of aesthetics
are often diametrically opposed to the characteristics of
technological structures.
Straight/curved: Replacing the traditional position of the
audience opposite the musicians by positioning sound sources around,
or even in the midst of, the audience, and orienting sound
projections between these sources, has given priority to the
aesthetics of the curve. The curve is reinforced by the non-linearity
of accelerations and slowing of tempi and of trajectories in the
field of pitch.
Continued/discontinued: Discontinuity prevails in collages,
rupture, scratch, channel-surfing, spattering, a refusal of
discursiveness, contradictory materials, impulsions superimposed on
the flow, and spatial destructions,--contiguous or discreet.
Absolute/relative: The relative predominates over the absolute,
whatever the nature of the "relative," whether it be of "scientific"
nature as in interpolations, whether it be found in "approximation"
since musical interplay is composed of relationships between
registers and masses, and no longer the pitch of notes and specified
chords, or, finally, whether it be "relational" as in the multimedia.
Certain/uncertain: The uncertain dominates musical attitudes:
taste is oriented towards "performance," the "open" work (both, in
their essence, impossible to reproduce identically), the "happening",
and performance in places formerly considered as "incongruous" . In
the work itself, technical elements bearing the aesthetics of the
curve engender perspectives and different perceptions from one
listener to another.
Finite/infinite: The aesthetics of the infinite and of the
"non-finite" reign here: the "set groove", the "repetitivity," the
"open" composition, the short pieces whose energy surges without
predetermined origin or end, the inexorable electronic flows without
any apparent direction, the search for hypnosis produced by the
intensity of sound and the concerts whose limits are stretched in a
lasting manner.
Specified/random: When the "register" and the evolution of a
trajectory are more important than the precise pitch, when the idea
of a "wrong note" gives way to that of a "cloud," when the
composition is consigned to a module of "random production," filtered
or not, the specified has given way to the random.
Formal/Intuitive. The present trend is to the "logical matrix ":
ordinateur oblige! However, when considering the results, some
composers intituively add or cut elements - as in the old way;
others, more rational, modify the original matrix.
Real/fictive The reader will have noticed that I have tried to
transpose into the field of aesthetics the scientific and
philosophical pairs that Jean-Marc LEVY-LEBLOND has written about in
his recent study "Aux contraires." I have not used True/False, since
in music everything is both true and false. Nor can I apply
Global/Local or Elementary/Complex, since in music these concepts are
laden with technical rather than aesthetic meaning. I can see my way
through Real/fictive from comic strips to cyberfilms. But in music
everything is real and everything is also fictive.
Everything considered, what is the case in other technological
artistic fields?
Will you answer my message?
Bibliography: Jean-Marc LEVY-LEBLOND: Aux
contraires.
The exercise of thought and the practice of
science. With original plates by Jacques Mandelbrojt. Gallimard, "nrf
essais," 1996.
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Pour tout renseignement concernant le colloque,
contactez Jacques Mandelbrojt - <jmandelbrojt@cyberworkers.com>
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Thursday, January 29, 2004 09:29 AM

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