PROJETS / STATUT ESTHETIQUE DE L'ART TECHNOLOGIQUE / PARTICIPANTS
![]() Email : Motsvoir@aol.com BOOTZ Philippe, né pour se reposer le 10 mai 1957, agrégé de physique, docteur en physique de l'université de LILLE I, président de l'association MOTS-VOIR depuis 1984, éditeur de la revue alire (écrits de source électronique) depuis 1989, chercheur en communication au GERICO-CIRCAV de l'université de Lille 3 depuis 1994. Professeur d'optique par ailleurs. Pour le repos c'est raté. |
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1ére direction : la lecture interdit la lecture
:
* par la gestion particulière (en temps différée
ou partielle) de l'interactivité
* par l'utilisation des images mentales des lectures
précédentes (poème-à-lecture-unique, voir
ci-dessous)
* par la polysémie créée par l'apparition de
l'oralité dans l'écrit (poème animé qui
ne peut être lu que s'il est relu)
2éme direction : gestion des processus de lecture
un " poème-à-lecture-unique " tel passage s'organise
en 3 phases qui se déroulent sur plusieurs lectures
irréversibles :
- une 1ère phase constituée de textes
multimédias qui mettent en place l'aspect narratif du texte et
miment notamment le comportement de la phase suivante. Au cours de
cette phase le lecteur a le choix entre la relecture du texte en
cours, la lecture du prologue ou la lecture suivante.
- une 2ème phase interactive dans laquelle le lecteur n'a le
choix qu'entre lecture suivante et lecture du prologue (la relecture
d'un texte interactif n'a pas de sens). Cette phase est
constituée d'un hypertexte dans lequel chaque noeud peut
n'être activé qu'une seule fois. Elle correspond
à une entrée d'information par le lecteur en vue de
l'élaboration de la phase suivante. Remarquons que le lecteur
" ne peut pas ne pas lire " car toute inactivité est
interprétée par le programme comme une volonté
de non intervention. La liberté d'action du lecteur
conférée par l'interactivité devient une
contrainte.
- une troisième phase constituée d'un
générateur automatique de texte animé qui ne
génère qu'un seul texte : la réponse à
l'état de demande qui ressort de l'interactivité de la
phase précédente. Le projet global apparaît comme
une " plante " qui s'est peu à peu adaptée au lecteur
dans un dialogue. Le texte animé final possède une
histoire pour qui l'a généré à
l'exclusion de tout autre lecteur.
3ème direction : l'écriture comme gestion des brisures d'une oeuvre
cause : - l'exécution d'un texte dépend fortement de
la machine (hard et soft)
conséquence : concevoir un générateur adaptatif
: On considère le texte-à-voir animé comme un
ensemble de processus virtuels et le générateur comme
l'ordonnanceur de ces processus, chargé notamment de
gérer les incompatibilités en attribuant des
priorités et des états à ces processus. Les
textes réalisés avec ce générateur
n'auront pas de comportement prévisible ; le
texte-à-voir généré ne sera pas connu de
l'auteur, même pour un texte non interactif.
nouvelle possibilité qui en découle : écrire des
textes qui généreront des textes-à-voir
différents sur des générations de machines
inconnues. La brisure constituée par l'écriture est le
pendant de celle réalisée lors de la lecture et, comme
elle, est essentiellement constructive. L'auteur se voit contraint de
calculer les réalisations du générateur en
fonction du contexte de lecture, il ne peut donc prévoir le
détail des synchronisations, effets et polysémies qui
se manifesteront lors de la lecture, mais cela lui assure une
lisibilité et une cohérence certaine sur toute machine
compatible. Le texte gagne en lisibilité ce qu'il perd en
fidélité et cet état est susceptible de
permettre la réalisation de textes " qui ne vieillissent pas
techniquement " mais se métamorphosent constamment, dont le
statut même est susceptible d'évoluer avec les
performances de la machine, des textes donc " que nul ne peut
affirmer avoir lu ".
Principales
expositions de poésie visuelle
Principales manifestation de poésie animée sur ordinateur
Conferences,
congrès et interventions en séminaires
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